lundi, 18 janvier 2010
Deux ou trois choses qui me tiennent à coeur (3)
Rencontre avec un polyglotte francophile.
(SUITE ET FIN)
Oui, je suis assez en retard sur la question, mais, je mettrai le temps qu'il faudra, et je sais que vous ne m'en voudrez pas trop...
L'écrivain péruvien Mario Vargas Llosa était à ce moment-là l'invité de la fac de lettres de Bordeaux, où il avait été fait docteur honoris causa de l'université Michel-de-Montaigne à l'occasion d'un colloque qui se poursuivait le 14 novembre 2009.
Cet article paru le 15 novembre dans le SUD-OUEST DIMANCHE, a été recueilli par Catherine DARFAY le 12 novembre.
- Comprenez-vous qu'on puisse, en France, débattre de l'identité nationale ?
- Quelle horreur ! On ne va pas revenir à la tribu, quand même ! L'"Identité" est un mot cochon, sauf quand on parle de l'individu. Là, il s'agit d'un acte de liberté : on choisit ce qu'on veut être. On choisit le droit d'être différent de son voisin, puisque, de toute façon, nous ne sommes pas les mêmes d'un point de vue religieux, culturel ou même sexuel. L'un des bienfaits de notre époque, c'est que les frontières s'amenuisent. Quant à la recherche forcenée d'une identité collective, c'est un artifice qui s'est toujours créé dans la violence, quelque chose d'ordre concentrationnaire.
- Chaque pays d'Amérique latine a aujourd'hui son grand écrivain. Comment expliquez-vous cet âge d'or de votre continent ?
- Il y a eu, tout simplement, la reconnaissance d'un travail qui était là. Et cette reconnaissance, c'est encore la France qui l'a permise. Cela dit, je ne crois pas aux écrivains phares. C'est trop prétentieux.
12:54 Publié dans Oh non ! Gazelle se mêle de politique ! | Lien permanent | Commentaires (43) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mario vargas llosa
lundi, 11 janvier 2010
Deux ou trois choses qui me tiennent à coeur (2)
Rencontre avec un polyglotte francophile.
(SUITE)
Oui, je suis assez en retard sur la question, mais, je mettrai le temps qu'il faudra, et je sais que vous ne m'en voudrez pas trop...
L'écrivain péruvien Mario Vargas Llosa était à ce moment-là l'invité de la fac de lettres de Bordeaux, où il avait été fait docteur honoris causa de l'université Michel-de-Montaigne à l'occasion d'un colloque qui se poursuivait le 14 novembre.
Cet article paru le 15 novembre 2009 dans le SUD-OUEST DIMANCHE, a été recueilli par Catherine DARFAY le 12 novembre.
- Ce colloque se déroule en même temps que, à quelques centaines de mètres de nous, Régis Debray débat avec des étudiants de Sciences Po. Qu'auriez-vous à vous dire si vous vous croisiez ?
- On se croise déjà au jardin du Luxembourg, où il fait son jogging quand moi je me contente désormais de marcher. Mais je ne vois pas ce que nous pourrions nous dire. Il a, après la révolution cubaine, tant de sujets d'étude, comme de Gaulle ou la religion. Surtout, il est devenu nationaliste, et ça, je ne peux pas.
- Avec lui, vous avez beaucoup débattu de l'exception culturelle française...
- Et je persiste à détester cette idée, qui aboutit à autoriser des parasites du pouvoir à décider de ce qu'il faut préserver ou marginaliser. C'est provincial, anachronique et, surtout, en contradiction totale avec la grande tradition française, qui vise à l'universalisme. Les penseurs et les poètes français ont toujours écrit pour tout le monde, c'est ce que j'ai tant admiré chez eux. Il y a peut-être en ce moment une insécurité de la culture française, qui se vit comme poussée sur le côté, d'où cette revendication. Mais ce n'est qu'un petit accident. Non, les bureaucrates n'auront pas le dernier mot.
(à suivre...)
12:53 Publié dans Oh non ! Gazelle se mêle de politique ! | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mario vargas llosa
lundi, 04 janvier 2010
Deux ou trois choses qui me tiennent à coeur (1)
Oui, je suis assez en retard sur la question, mais, je mettrai le temps qu'il faudra, et je sais que vous ne m'en voudrez pas trop...
D'abord ça date d'un article paru le 15 novembre 2009 dans le SUD-OUEST DIMANCHE, et recueilli par Catherine DARFAY le 12 novembre.
L'écrivain péruvien Mario Vargas Llosa était à ce moment-là l'invité de la fac de lettres de Bordeaux, où il avait été fait docteur honoris causa de l'université Michel-de-Montaigne à l'occasion d'un colloque qui se poursuivait le 14 novembre.
Rencontre avec un polyglotte francophile.
"Quels points communs, vous, le libéral, avez-vous avec la révolutionnaire Flora Tristan, héroïne de votre roman "Le Paradis, un peu plus loin"?
-J'ai beaucoup d'admiration pour elle et j'ai déjà porté des fleurs sur sa tombe à Bordeaux. Au XIXéme, elle était, parce que femme, citoyen de seconde zone. Son expérience de la discrimination et de l'exploitation lui a ouvert les yeux sur les problèmes sociaux, avec une intuition et un don de l'observation extraordinaires. Et puis sa vie d'aventurière encourage forcément le roman. Je trouve lamentable, en revanche, que le mouvement féministe n'ait pas su retenir son caractère pionnier. Le combat des femmes est toujours un outil de liberté pour tout le monde.
11:18 Publié dans Femmes d'exception | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : flora tristan
mardi, 29 décembre 2009
Heureux anniversaire, chéri...
16:00 Publié dans For intérieur | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : love
dimanche, 20 décembre 2009
La fidélité des oiseaux de passage

MERCI D'ETRE VENUS VOUS CHAUFFER CHEZ MOI
BONNES FETES A VOUS TOUS QUE J'AIME TANT
11:51 Publié dans Voeux | Lien permanent | Commentaires (47) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mercredi, 25 novembre 2009
La vie
"A la Sainte Catherine, tout bois prend racine"
Alors hier, j'ai voulu faire quelques pas au jardin.
Tout était morne, rouillé et mouillé.
Beaucoup de pourriture prometteuse déjà
sous les feuilles jaunies, brunes, déchiquetées,
rongées par les limaces et les escargots.
Seules des pousses de pensées jaune d'or,
la passiflore plantée au printemps
et quatre ultimes roses résistaient
à la pluie et à la ruine.
J'ai coupé les sommités de l'insolente passiflore alata,
qui ressemble tant à une méduse rouge et bleue,
et les ai fichées dans l'humide terre sablonneuse charentaise.
La verrai-je jamais fleurie ma folle liane ?
A VOUS TOUTES ET TOUS
MERCI DE VOS VISITES FIDELES
DE VOS MOTS D'AMITIE
ET DE CHALEUR.
JE NE VAIS PLUS ETRE EN MESURE, HELAS,
PENDANT UN "CERTAIN" TEMPS DISONS,
D'ETRE PRESENTE ICI.
POUR VOUS TENIR COMPAGNIE
JE VOUS OFFRE CETTE CHANSON DE L'AMI FERRE
PUISQU'ELLE ME TROTTE EN TETE...
21:28 Publié dans For intérieur | Lien permanent | Commentaires (48) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note



































