christian bobin

christian bobin

"Cet écrivain célèbre n’est pas une star : personne n’a jamais demandé à Christian Bobin pourquoi il portait la moustache et vivait au Creusot. Il reste étranger au milieu littéraire, où ses apologies des humbles lui ont fait une réputation de secret et de solitude presque sulfureuse. Il tutoie François d’Assise et fait lui-même un peu figure de franciscain aux pieds nus faisant jaillir sous sa plume des bonheurs inconnus au plus grand nombre. Il a célébré le peu, le moindre et le presque rien. Ses titres le résument mieux qu’une confession: il cherche «le Très-Bas», prône «l’Eloignement du monde», n’est inspiré que par «l’Enchantement simple», exalte la «Souveraineté du vide», compose l’«Eloge du rien» et n’a qu’une ambition : «Ressusciter». A chacun de ses livres se répète d’ailleurs, en sourdine, la supplique obsédante qu’il avait adressée au photographe Edouard Boubat : «Donne-moi quelque chose qui ne meure pas.» Dans ses premiers récits, il cherchait ces bribes d’impérissable grâce du côté de Ramuz, de Nietzsche ou de Kierkegaard, dans une chanson de Piaf ou de Barbara.
«Ma vie, avoue-t-il dans son nouveau livre, "Louise Amour", s’était passée dans les livres, loin du monde, et j’avais, sans le savoir, fait avec mes lectures ce que les oiseaux par instinct font avec les branches nues des arbres : ils les entaillent et les triturent jusqu’à en détacher une brindille bientôt nouée à d’autres pour composer leur nid.» Et puis de ce nid-là aussi Christian Bobin a fini par tomber : il n’est d’aucune école, n’a pas de disciples connus et se moque du qu’en-dira-t-on. Il est Bobin, point."

Jean-Louis Ezine, mars 2004 (Le Nouvel Obs)

"Je t'écris dans la lumière. J'ai besoin de ta lumière pour écrire.
La lumière du jour n'est pas la vraie lumière.
Il y a des îles de lumière dans le plein jour. Des îles pures, fraîches, silencieuses. Immédiates.
L'amour seul sait les trouver.
Je t'aime à en faire peur aux étoiles."...

Le Christ aux coquelicots

Ce que j'ai lu et vous recommande :

- L'autre journal, 93 N° 2 : bobin/juliet
- Souveraineté du vide
- Un livre inutle
- Lettres d'or
- La plus que vive
- Isabelle Bruges
- L'épuisement
- Une petite robe de fête
- L'inespérée
- Autoportrait au radiateur
- La folle allure
- La part manquante
- L'homme qui marche
- Le huitième jour de la semaine
- Tout le monde est occupé
- Geai
- Ressusciter
- Mozart et la pluie
- Eloge du rien
- Le Christ aux coquelicots...

Publié dans Ce que j'aime particulièrement | Lien permanent